Nous nous sommes entretenus avec Paul Tremelling, ancien pilote de Harrier, afin de connaître l'histoire du Harrier « Jump-jet ». La parole est à Paul :
Le problème que l'on rencontre lorsqu'on décrit le Harrier, c'est que les gens supposent immédiatement que l'on essaie de défendre une icône en se basant sur une affection sincère, et non sur des faits concrets. Les fans et les critiques du Harrier ne semblent jamais d'accord. Pour combler ce fossé, j'écris aujourd'hui pour défendre un point rarement débattu : le Harrier était brillamment adéquat :
10 : Être présent

Parfois, quelque chose vaut mieux que rien et, comme l'ont prouvé le Harrier GR3 et le FRS Mk 1 Sea Harrier lors de la crise des Malouines en 1982, on peut être le meilleur dans ce que l'on fait si l'on est le seul en ville. Le Harrier était plutôt doué pour être là.
Avec un moteur conçu pour voler en stationnaire, il pouvait utiliser des pistes courtes pour opérer. Cela signifie qu'il peut opérer de n'importe où, y compris de la mer.
10 : Être présent

Toutes les troupes au sol seraient heureuses d'avoir un Harrier au-dessus d'elles, surtout dans des endroits isolés comme le Belize, les Malouines et certaines parties de l'Afghanistan. Les petites pistes régionales ne sont pas synonymes de grandes charges d'armes, mais les rotations rapides dans des lieux austères peuvent compenser cette lacune.
D'autres considérations entrent en ligne de compte, comme la possibilité de se baser un peu trop près de l'ennemi, mais, dans l'ensemble, la capacité du Harrier à être présent est un grand avantage.
9 : Le bateau

Il y a beaucoup de choses bizarres qui ont été écrites sur le fait d'être basé en mer. D'une part, on affirme que les porte-avions sont beaucoup trop vulnérables pour être viables et, d'autre part, que seuls les porte-avions peuvent offrir une liberté de manœuvre à l'échelle mondiale. Ni l'un ni l'autre n'est vrai.
La capacité de baser un chasseur V/STOL en mer et de le déplacer vous donne une certaine flexibilité dans la direction d'où vous pouvez apparaître, et la surprise, en temps de guerre, vaut la peine d'être recherchée. Mieux encore, se déplacer pourrait vous permettre d'attaquer quelqu'un sans demander l'autorisation d'un tiers pour le survoler ou, en fait, vous y baser pour le combat.


















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